On n'a pas tous les jours 25 ans et un festival qui résiste au quart de siècle est tellement rare qu'il faut le fêter avec faste. Ce qui fut fait en ce début du mois de juin à la Ciotat, entre salles obscures et plages ensoleillées.
L'on put ainsi découvrir un bel éventail du cinéma français d'aujourd'hui avec deux films hors compétition, huit films en compétition qui devaient se battre pour obtenir le Lumière d'Or décerné par un jury dont le président fut particulièrement heureux : quatre femmes pour lui tout seul, le membre mâle Filip Nikolic s'étant décommandé au dernier moment.
Ainsi Monsieur le Président 2006 Michel Jonasz était-il entouré de deux comédiennes : Andrée Damant et Isabelle Renauld, d'une romancière : Nicole Fabre, d'une photographe : Chiara Samugheo.
Le coup de coeur du festival est varois. Avec son équipe il vint présenter avec succès son premier moyen métrage "La croisée des chemins". Préparant son premier long métrage, peut-être sera-t-il en compétition l'an prochain ?
Certains films furent accompagnés par un comédien ou leur réalisateur comme Jean-François Davy, et Ivan Calbérac (tous deux hors compétition) ce dernier ayant obtenu, voici 3 ans, le prix du public. On pouvait aussi rencontrer le très jeune et beau Jonathan Demurger, le sympathique Mathieu Rozé, la belle et rayonnante Mylène Demongeot, les timides Lucile Hadzihalilovic et Stephan Guérin-Tillié...
Le festival aimant la télé c'est toute l'équipe de la série télé de France 2 « Préjudices », parrainée par le président fondateur du festival TV de St Tropez, Quentin Raspail qui débarquèrent à la Ciotat, n'engendrant pas la mélancolie. Une fois de plus, coutumière du fait, Véronique Jannot invitée pour la seconde fois fut invisible sans daigner se manifester. Mais voici qu'est arrivé le président du Berceau 2005, habitué du festival TV puisque Ramatuellois : Laurent Malet, fidèle en amitié.
Après avoir reçu les équipes de « Sous le soleil » et de « Dolmen », c'est donc toute la famille de la série de France 2 « Préjudices » que le festival recevait cette année : les quatre comédiens Smaïl Mekki, [Tadrina Hocking], Sandrine Rigaux, Renaud Danner, encadrés du réalisateur Frédéric Berthe, de l'auteur Michel Reynaud, des producteurs... L'équipe au complet est venue présenter deux épisodes inédits de « Préjudices » et le public leur a fait un gros succès. Il ont vécu trois jours l'ambiance festive et chaleureuse du festival, entre salles obscures et plage ensoleillée. Il n'ont subi aucun préjudice et le festival a été heureux de recevoir cette équipe éminemment sympathique!
Grand moment d'émotion pour honorer le père et le fils : André Hossein, magnifique musicien aujourd'hui disparu, évoqué par son fils, Robert Hossein et ses musiques qui dansent toujours dans nos têtes. Avec en prime, un extrait de « La symphonie des sables » qui accompagnera sa grande fresque « Ben Hur » au stade de France. Il reçut ce Lumière d'Honneur les larmes aux yeux.
Autre Lumière d'Honneur pour l'un de nos plus populaires réalisateur français : Claude Pinoteau, découvreur d'Adjani et de Marceau entre autres et dont Lino Ventura marqua ses films souvent. C'est la gracieuse Macha Méril qui lui remit ce Lumière avec toute la tendresse, l'humour, l'élégance et le charme qu'elle dégage.
La clôture du 2ème festival « La Ciotat, Berceau du Cinéma » s'est faite sous les couleurs de l'Italie.
En effet, le Berceau a reçu une grande dame italienne de la photographie : Chiara Samugheo. Entre Cineccità et Hollywood, elle a photographié, de son regard d'acier, les plus grandes stars du cinéma. Aujourd'hui retirée à Nice, elle continue à pratiquer sa passion.
Parmi les stars qu'elle a photographiées, deux actrices françaises qui ont beaucoup travaillé en Italie : Macha Méril et Mylène Demongeot. Elles lui ont rendu hommage à la Ciotat.
Et pour clore le festival, le beau couple que forme le réalisateur Gianni la Parole et la comédienne Sabrina Impacciatore, est venu présenter leur film « E se domani » qui a obtenu un beau succès. La fête fut bien sûr italienne et devait terminer dans les rires et le charme, ce quart de siècle d'un festival qui a su innover, faire émerger des talents, honorer des gens qui ont contribué à l'édifice d'un cinéma français très diversifié et qui sait aimer et recevoir ceux qui font le 7 ème Art.
Un quart de siècle se tourne. Un nouveau va s'ouvrir... Déjà les idées fusent pour 2007... A suivre!